Shalem
L’Institut d’histoire et de pensée sioniste Print E-mail

 

Depuis sa création en 1997, l’Institut d’histoire et de pensée sioniste a pour vocation de contribuer au renforcement des fondements intellectuels du patriotisme juif et de l’État d’Israël en édifiant une histoire complète du sionisme, de niveau universitaire, en explorant l’évolution de la pensée sioniste et en contribuant à son épanouissement.

 

Cette entreprise est devenue d’autant plus nécessaire ces dernières années que certains intellectuels, en Israël et dans le monde, ont de plus en plus tendance à remettre en cause le récit sioniste traditionnel et à décrire l’histoire de l’État juif comme un enchaînement de fautes morales, et ses traditions comme des fictions manipulatrices. Ils affirment, entre autres, que les Juifs de diaspora n’ont jamais vraiment désiré revenir dans leur ancienne patrie ; que les pionniers juifs installés en Israël étaient animés non pas par une nostalgie juive, mais par l’idéologie du colonialisme européen ; et que les dirigeants juifs provoquèrent les guerres de 1956 et 1967 en vue d’étendre le territoire du pays, et depuis lors, n’ont fait qu’éluder les occasions de paix. Face à de tels arguments, se fondant souvent sur des archives et sur le recours à de nouvelles théories et méthodologies, il est essentiel de réexaminer les thèmes centraux de l’histoire sioniste en appliquant les normes intellectuelles les plus élevées.

 

Cependant, au-delà de l’attaque lancée contre l’interprétation traditionnelle de l’histoire juive et israélienne, l’idée même d’un État juif a fait l’objet d’âpres critiques d’ordre philosophique. Les États-nations sont en général en butte aux attaques dans le monde universitaire, le nationalisme étant d’ordinaire considéré comme responsable de la xénophobie, du racisme, des guerres, des carnages et  de la suppression des droits des minorités. Il importe donc de réexaminer les arguments en faveur d’un État-nation pour le peuple juif et les étayer en recourant aux connaissances relevant de la philosophie politique, de l’histoire intellectuelle et de la théorie démocratique.

 

Afin d’établir le discours sioniste sur des bases fermes tout en demeurant fidèle aux exigences de la recherche universitaire, les chercheurs du Centre Shalem s’efforcent d’élaborer des interprétations faisant autorité concernant les événements décisifs et les principales personnalités, s’adressant aussi bien au grand public qu’au monde universitaire. Cette entreprise est réalisée en recourant à toute la gamme des archives et autres sources disponibles, ainsi qu’à de longs entretiens. Parallèlement, intellectuels et penseurs du Centre tentent de répondre aux questions les plus ardues concernant la justification d’un État juif. Ils étudient également ses idées et ses politiques emblématiques de la naissance du sionisme moderne à nos jours.

 

Parmi les membres de l’Institut :

Natan Sharansky, membre d’honneur

Yoram Hazony, professeur

Yossi Klein Halevi, professeur

Arie Morgenstern, professeur

Michael B. Oren, professeur

Julia Magnet, maître de conférences

 

 

Quelques initiatives de l’Institut :

 

Projet de programmes scolaires et de manuels sionistes

En l’an 2000, les chercheurs de Shalem ont présenté une vigoureuse critique du nouveau programme d’histoire adopté pour les collèges par le ministère de l’Éducation, ainsi que d’un manuel publié par le ministère qui minimisait ou dénaturait le rôle joué par d’éminentes personnalités sionistes comme David Ben Gourion et Chaïm Weizmann ; ne faisait aucune mention du soulèvement du ghetto de Varsovie ou de l’héroïsme de Hannah Senesh ; et présentait Israël comme responsable en grande partie du déclenchement de la guerre des Six Jours en 1967. Après cette critique, la commission de la Knesset chargée de l’Éducation a organisé une séance publique et le ministère de l’Éducation a lui-même constitué un comité de spécialistes pour examiner les arguments en présence. Au vu des conclusions des travaux de ce comité, le ministère a renoncé au manuel en question et a entrepris une réforme d’envergure afin de garantir une description plus équilibrée de l’histoire juive et sioniste.

 

La Journée d’Herzl

Le Centre Shalem a joué un rôle majeur dans la campagne publique qui a abouti à l’adoption par la Knesset en avril 2004 de la loi instaurant la Journée d’Herzl, fête nationale commémorant le souvenir du fondateur du sionisme politique moderne. Cette nouvelle Journée, qui institue des cérémonies officielles, des programmes éducatifs et qui fait l’objet d’une couverture dans les médias, vise à faire comprendre aux futures générations le projet et l’héritage d’Herzl, et à familiariser les Israéliens avec les idées puissantes et la vie remarquable du père fondateur du pays.

Pour en savoir davantage sur la Journée d’Herzl, cliquer ici.

 

Pour lire l’éditorial d’Azure sur la signification de la Journée d’Herzl, cliquer ici.